Finance

Investir dans les marchés émergents, un pari bien aventureux

Dans son étude annuelle sur les investissements de long terme, Credit Suisse souligne l’opacité et la volatilité des marchés émergents, Chine en tête

Les pays émergents représentent 59% de la population mondiale, 49% du produit intérieur brut mondial (à parité de pouvoir d’achat) et seulement 11,7% de la capitalisation boursière mondiale. Credit Suisse ouvre sa nouvelle étude annuelle sur les rendements financiers, présentée mardi, avec ces trois statistiques saisissantes. Chine en tête, quelques dizaines de pays offrent un gigantesque potentiel de croissance, qui ne peut qu’attirer les investisseurs. Et pourtant, l’étude est surtout un avertissement: ces marchés demeurent opaques, peu accessibles et très volatils. «Il faut bien s’accrocher», résume Paul Marsh, l’un de ses auteurs.

Une approche historique inédite

Si un tel avertissement n’est pas une première, l’intérêt du travail de Credit Suisse tient à son approche historique. Depuis onze ans, trois chercheurs de la London Business School, Paul Marsh, Elroy Dimson et Mike Staunton, travaillent pour la banque helvétique à remonter le plus possible dans le temps pour étudier les rendements des actions, des obligations et des devises.