Pendant longtemps, les technologies de l'information et de la communication (TIC) étaient considérées avant tout comme un moyen de réduire les coûts opérationnels. Aujourd'hui, l'investissement dans de tels outils doit contribuer activement au succès financier de l'entreprise et lui permettre de se distancier de ses concurrents. C'est ce que révèle une enquête commandée par la société néerlandaise Getronics, spécialisée dans la fourniture de solutions et de services liés aux technologies de l'information. L'étude a été menée par l'institut CFO Research Services fin 2001, auprès de plus de 300 directeurs financiers américains, et européens pour un tiers d'entre eux. Le titre de l'étude rend compte de sa principale conclusion: «Les directeurs financiers l'exigent: les TIC doivent générer une plus-value».

Ces dernières années, pour 36% des interrogés, la collaboration entre responsables TIC et directeurs financiers s'est renforcée. Alors que le développement technologique a été pendant longtemps l'affaire des informaticiens, les responsables des finances sont désormais à même de juger de la pertinence de ces outils, principalement en fonction de leur retour sur investissement. Ils y consacrent d'ailleurs de plus en plus de temps. Si les TIC gagnent en importance, c'est qu'ils sont maintenant envisagés comme de véritables créateurs de plus-value pour près de la moitié des interrogés. Augmentation des recettes, extension à de nouveaux marchés, ils permettent également de s'imposer dans un climat d'intense compétitivité. Cette impression est très vive dans les entreprises de taille moyenne qui voient ici un moyen de rivaliser avec les plus grandes. La concurrence s'opère non seulement au niveau de l'offre de produits ou de services, mais également dans la question de l'approche et du suivi de la clientèle. 80% des interrogés estiment d'ailleurs que les TIC sont indispensables à l'augmentation de la qualité du service client.

Malgré la morosité économique ambiante, qui prévalait déjà lors de l'enquête, 73% des directeurs financiers interrogés, tant aux Etats-Unis qu'en Europe, prévoyaient d'augmenter encore, pour 2002, les investissements de leur entreprise dans les technologies de l'information et de la communication. «Ce n'est pas vraiment le cas, précise Roland Stettler, directeur du marketing et des ventes chez Getronics Suisse. Face à l'incertitude économique, nos clients sont devenus très prudents dans leurs investissements. Ceux-ci restent stables, mais de nombreux projets demeurent en attente. Personnellement, je n'attends pas d'amélioration très significative avant fin 2003.»