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Le siège de Dufry à Bâle. La transaction  avec HNA doit encore être finalisée.
© ARND WIEGMANN

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Les investissements chinois en Europe sont en baisse

Au premier semestre de cette année, les rachats, prises de participation ou fusions de sociétés chinoises en Europe ont accusé une baisse assez nette, indique EY. La Suisse suit la tendance, avec cinq opérations confirmées jusqu’ici

Après une année record en 2016, les investissements chinois en Europe reculent à nouveau. Au 1er semestre 2017, le nombre de rachats, prises de participation ou fusions s’est établi à 117, contre 176 à la même période de l’année précédente et 133 au 2e semestre 2016.

En volume, ces transactions ont atteint 26,3 milliards de dollars (25,1 milliards de francs) au premier semestre 2017, indique le cabinet d’audit et de conseil EY dans une étude publiée mardi. Même si ce montant est le deuxième plus important sur un semestre, il est presque trois fois inférieur à celui enregistré à la même période de l’année précédente (73 milliards).

«Les acquisitions chinoises en Europe se poursuivent, mais les activités reviennent lentement à un niveau normal», note Ronald Sauser, responsable du secteur fusions et acquisitions chez EY. Selon lui, les entreprises chinoises examinent beaucoup plus attentivement les cibles potentielles et les investissements spéculatifs semblent faire partie du passé.

La Suisse se situe dans la tendance européenne

De son côté, la Suisse a suivi la tendance européenne avec cinq transactions au premier semestre de cette année, contre cinq également au second semestre de l’année passée et neuf sur les six premiers mois de 2016. Malgré tout, l’intérêt pour les entreprises helvétiques va rester élevé, estime Ronald Sauser.

Sur ces cinq transactions, trois ont déjà été conclues, pour un montant estimé à 806 millions de dollars, soit un net recul par rapport à l’an dernier. En 2016, le rachat du groupe agrochimique bâlois Syngenta par ChemChina représentait à lui seul déjà 43 milliards.

A ce propos: Le «roi des rachats» règne officiellement sur Syngenta


 

Les cas en Suisse en cours

Au premier semestre, la société d’investissement Phoenix Green, basée à Hongkong, a pris une participation significative dans l’entreprise horlogère jurassienne Ernest Borel. Le numéro un chinois de la vente en ligne Alibaba a lui apporté une importante contribution au tour de table de la start-up vaudoise WayRay, spécialisée dans la réalité augmentée.

Pour en savoir plus: La start-up lausannoise WayRay lève 18 millions auprès d’Alibaba

Enfin, Cedar Lake Capital Partners a acquis la majorité des parts de l’entreprise soleuroise de haute technologie Montratec. La plus importante opération sino-helvétique n’est toutefois pas encore sous toit.

En effet, le groupe zougois Glencore doit encore finaliser la vente de sa participation de 51% dans ses activités de stockage et de logistique pour produits pétroliers au conglomérat HNA. Celle-ci est agendée en seconde moitié d’année. La transaction s’élève à 775 millions de dollars.

La montée de HNA au capital de l’exploitant bâlois de boutiques hors taxes Dufry n’est pas encore finalisée non plus.

A ce sujet: Qui est HNA Group, le mystérieux repreneur de Dufry?


 

Repli sur tous les marchés

Sur un an, les activités de fusion-acquisition des firmes chinoises se sont repliées sur presque tous les marchés. Elles sont passées de 35 à 25 en Allemagne, de 27 à 24 en Grande-Bretagne et de 18 à 12 en Italie.

En nombre de transactions, l’Allemagne occupe toujours la première place en Europe, même si l’écart se réduit avec la Grande-Bretagne, qui a même dépassé l’Allemagne en volume. Celui-ci est passé de 2,7 milliards à 15,8 milliards de dollars sur un an.

Cette énorme hausse est toutefois à mettre au compte de l’acquisition de la plate-forme logistique Logicor, filiale de Blackstone, par le fonds étatique China Investment Corporation. Le montant de cette opération – la plus importante en Europe au premier semestre – est d’environ 13,7 milliards de dollars.

Les entreprises industrielles suscitent en particulier l’appétit chinois, avec 41 rachats en Europe. Sur les cinq transactions suisses, quatre impliquent des sociétés de ce type. A l’échelle européenne, les entreprises technologiques (18 acquisitions) et les sociétés financières (16) sont également convoitées.

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