Près de la moitié des entreprises suisses envisagent d'accroître leurs investissements en 2005. Ce chiffre, en augmentation pour la seconde année consécutive, devrait contribuer à la «légère amélioration» conjoncturelle attendue cette année. Un cinquième environ des entreprises compte encore réduire leurs investissements cette année.

Ces résultats découlent d'un sondage réalisé par l'institut d'études KOF au cours des trois derniers mois de 2004. Le secteur des transports en a été volontairement écarté parce qu'il «provoquerait une distorsion de l'image globale», explique le KOF. La réduction des grands travaux ferroviaires liés aux NLFA et à l'achèvement du projet «Rail 2000» aurait eu un effet négatif disproportionné sur le sondage.

Trois évolutions sont particulièrement remarquables. Les banques, tout d'abord, veulent se remettre à investir après deux années de restrictions budgétaires. Dans la construction ensuite, pour la première fois depuis 2000, les entreprises désireuses d'accroître leurs investissements sont devenues plus nombreuses que celles qui veulent les réduire. Le commerce de détail, enfin, broie du noir après presque six années d'expansion. Les entreprises de ce secteur envisagent majoritairement de réduire leurs investissements ou de les laisser au même niveau.

Amélioration des capacités de production

Depuis 2001, la rationalisation, c'est-à-dire la recherche de coûts plus bas (souvent accompagnée de baisses d'effectifs), venait en seconde position comme but des nouveaux investissements. Elle cède la place à l'expansion des capacités de production (souvent accompagnée d'embauches). C'est le signe d'un meilleur moral parmi les chefs d'entreprises. Le remplacement d'équipements anciens reste de loin le premier motif pour investir. La reprise conjoncturelle traversée par l'économie suisse en 2004 et l'amélioration des bénéfices incitent les entreprises à investir, commente le KOF.