Credit Suisse se sera fait un certain nombre d’ennemis avec la débâcle Greensill. Parmi eux, une série de clients, inquiets de leurs éventuelles pertes dans les fonds Supply Chain Finance désormais en liquidation, et qui se préparent à contre-attaquer si nécessaire. La société de défense des investisseurs Deminor affirme avoir déjà été contactée par une quinzaine d’entre eux. Certains sont Suisses, beaucoup sont Européens, mais d’autres viennent d’Asie ou Moyen-Orient, détaille Edouard Fremault, associé de la société belge.

Ces clients viennent de la gestion de fortune ou de la banque d’investissement ou des deux. Entrepreneurs, family office mais aussi sociétés qui ont été approchées pour investir dans les fonds Greensill leur excès de cash. Signe qu’ils considéraient ces véhicules comme très sûrs, «ils sont portés au bilan comme des équivalents du cash», poursuit Edouard Fremault. De fait, ajoute-t-il, c’est bien comme des alternatives un peu plus rémunératrices aux marchés monétaires qu’ils ont été vendus, avec un accent sur la diversification et sur la couverture des assurances.