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Les immeubles situés dans les grands centres économiques sont plébiscités par les investisseurs.
© Gaetan Bally / Keystone

Sondage

Les investisseurs immobiliers deviennent plus sélectifs

Les professionnels suisses de la pierre prévoient des baisses de prix cette année. Mais ils ne renoncent pas à investir pour autant, selon l’étude annuelle de KPMG

Les prix de l’immobilier résidentiel suisse vont cesser de progresser. Selon le sondage annuel réalisé par KPMG auprès de 250 professionnels, ces derniers sont désormais minoritaires (46%) à tabler sur une progression en 2017.

Ainsi, l’indice de prévision des prix du résidentiel s’est réduit de moitié, par rapport à l’an dernier. Il est à son niveau le plus bas enregistré depuis 2012, année de la création du Swiss Real Estate Sentiment Index (SRESI).

Pourtant, comme l’an dernier, six sondés sur dix envisagent des acquisitions pour un volume global inférieur à 100 millions de francs. Ils ne sont que 9% à ne pas prévoir de nouveaux investissements en 2017. Ce statu quo démontre que les investisseurs «ont toujours de l’appétence pour l’immobilier», explique Laurent Aillard, coauteur de l’étude.

De plus en plus sélectifs

Ils deviennent par contre de plus en plus sélectifs. Alors que la fin de la période de taux zéro semble se rapprocher, deux catégories de biens ont la cote: les immeubles commerciaux, mais dans lesquels se trouvent des locataires ayant signé des baux à long terme. Il faut dire que les perspectives pour les surfaces de vente sont au plus bas. En recul depuis 2012, l’indice a reculé d’environ 10% depuis l’année dernière. En cause, les difficultés des commerçants face à l’essor des ventes en ligne et la tendance à réduire les surfaces de ventes physiques au profit de plateformes internet et de centres logistiques en périphérie.

Haro sur les centres-villes

Autre catégorie prisée: les immeubles résidentiels se trouvant dans les centres. Cette année, le fossé entre les différentes qualités d’emplacement se creuse, note Laurent Aillard. Les perspectives pour les zones périphériques, là où un risque de suroffre se profile, se sont nettement dégradées depuis 2016. «En cas de hausse de taux, les prix pourraient être progressivement amenés à baisser, prévoit l’expert de KPMG. Pour limiter le risque, les investisseurs s’orientent vers les régions centrales.» D’ailleurs, dans six des huit centres économiques (Genève, Lausanne, Zurich ou encore Bâle), des hausses de prix sont attendues cette année.

Par ailleurs, les investisseurs immobiliers montrent un intérêt de plus en plus marqué pour investir à l’étranger. Ce sous-indice est en constante progression depuis la création de l’étude. Cette année, ils sont 15% à envisager d’acheter de la pierre étrangère, contre 6% en 2013. Objectif: «Résoudre le problème de pénurie sur le marché suisse et obtenir des rendements supérieurs», conclut Laurent Aillard.

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