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L’Américain Iron Mountain, leader mondial de l’archivage physique et numérique, ainsi que de la protection des données, s’offre une nouvelle forteresse à Satigny, dans le canton de Genève.
© LDR

Sécurité

Iron Mountain installe à Genève son plus grand coffre-fort de Suisse

Le numéro un mondial de l’archivage et de la protection des informations inaugure ce jeudi à Satigny sa nouvelle forteresse de documents physiques et numériques. L’investissement s’élève à plusieurs dizaines de millions de francs

Iron Mountain renforce sa présence à Genève. La multinationale américaine inaugure ce jeudi à Satigny, a appris Le Temps, son centre d’archivage le plus moderne du pays. Le numéro un mondial du stockage et de la protection des informations (données physiques et numériques) signe ainsi son plus gros investissement de Suisse romande. Coût de l’opération: plusieurs dizaines de millions de francs, le montant exact étant gardé secret.

Lire aussi: Genève se rêve en coffre-fort numérique

Le bâtiment ultra-sécurisé affiche presque complet, selon John Wegman directeur d’Iron Mountain pour le marché helvétique. Dans le détail, cette nouvelle forteresse de 22 000 m2 de surfaces d’entreposage, peut renfermer jusqu’à 432 000 boîtes d’archives. C’est-à-dire des factures, des documents administratifs, gouvernementaux et autres pièces légales provenant de banques, d’assurances et d’études d’avocats.

Les lieux abritent aussi des serveurs. «Environ 15% de nos volumes sont numériques. Ce qui est conséquent, sachant qu’un térabyte de données [ndlr: l’équivalent d’environ 32 iPhones disposant de 32 GB de mémoire] équivaut à 250 millions de feuilles de papier», précise son responsable, qui emploie 75 personnes en Suisse, et plus de 24 000 à travers le monde.

Logistique robotisée

Particularité du nouvel écrin genevois: il s’agit plus grand volume de stockage de la firme de Boston dans le pays, laquelle est déjà propriétaire d’autres sites à Lausanne, à Berne, à Bâle et près d’Olten. Avec son taux d’oxygène de 14%, pour prévenir les risques d’incendie, la chambre forte mise sur la gestion robotisée de ses palettes, via la technologie bâloise de l’entreprise Stöcklin. «L’automatisation permet de laisser la manutention des charges lourdes aux machines, tandis qu’une vingtaine d’opérateurs sont chargés de la gestion des plus petites unités», indique John Wegman.

Avec le renforcement du cadre légal autour de la protection des données et la croissance du volume des échanges numériques, Iron Mountain anticipe un développement rapide en Suisse. Ce groupe, qui a dégagé un chiffre d’affaires de 3,5 milliards de francs l’an passé, s’est implanté au bout du Léman l’an dernier, via le rachat de l’Australien Recall – pour 2 milliards de francs –, propriétaire de la société genevoise Secur’Archiv.

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