Le Japon a atteint son pic démographique cette année avec 127,7 millions d'habitants. Tandis que sa population commence à se réduire, le nombre de plus de 65 ans va continuer de croître jusqu'en 2020 environ.

Dans les années 1980, le Japon traverse une période de hausse du prix des actions et de l'immobilier: les Japonais font un effort supplémentaire d'épargne. Le vieillissement démographique, que Patrick Artus, responsable de la recherche de la banque Ixis à Paris, date de 1990 environ, s'accompagne d'un renversement de tendance: l'immobilier recule, tout comme les actions, qui nécessitent un horizon d'investissement long. Les actions japonaises ne se maintiennent tant bien que mal que grâce aux investisseurs étrangers. Les épargnants japonais semblent leur préférer les obligations. Elles sont plus aptes à préserver le capital à court terme et à fournir un revenu stable dans le cadre du financement des retraites. En 2009, les caisses de pension seront légalement obligées de réduire leur part en actions. Goldman Sachs en conclut que les taux d'intérêt nippon vont encore rester longtemps au plancher.