Dans son dernier livre, La révolution que l’on attendait est arrivée, publié aux Editions de l’Aube, le sociologue français Jean Viard dresse un premier bilan de la pandémie. Selon lui, après un siècle de montée vers la ville moderne et la société industrielle, on assiste à un réenchantement des territoires, de la campagne, de la nature et des lieux de valeur patrimoniale. Le signe, nous dit le chercheur, d’un basculement dans une nouvelle civilisation, numérique et écologique. Loin de se limiter à la France, ce mouvement concerne la plupart des démocraties du monde.

En Suisse, plusieurs études récentes confirment que la crise sanitaire et l’avènement du télétravail ont un impact sur l’immobilier résidentiel. La qualité de vie et les prix attractifs qu’offrent les villes secondaires et la campagne priment sur l’envie de rester à proximité des grands centres urbains.