Politique monétaire

Jean-Pierre Danthine: «Je doute de l'efficacité des taux négatifs»

Comme un nombre croissant d’économistes, l’ancien vice-président de la BNS propose qu’un régime spécial de «coordination transparente» soit instauré, lorsque les taux sont à zéro. Un tabou est brisé

Rachats d’actifs, taux négatifs, taux encore plus négatifs… Alors que les outils de relance des banques centrales commencent à manquer de leviers, de plus en plus de voix s’élèvent pour appeler à des relances budgétaires de la part des Etats. Pas plus tard que mercredi 4 septembre, même Christine Lagarde, future présidente de la Banque centrale européenne, a encouragé les gouvernements de la zone euro à dépenser et investir.

Jean-Pierre Danthine ne se montre pas aussi direct. L’ancien numéro deux de la Banque nationale suisse (BNS), désormais professeur titulaire à l’EPFL et président de l’Ecole d’économie de Paris, plaide, comme un nombre croissant d’économistes, pour qu’une coordination «transparente» entre banques centrales et gouvernements devienne possible.