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Jeremy Rifkin: «Le New Deal vert est une très bonne raison de s’endetter»

L'économiste Jeremy Rifkin était ces jours-ci à Paris, pour promouvoir son nouvel essai «Le New Deal Vert mondial». Il explique au «Temps» pourquoi le financement de nouvelles infrastructures énergétiques connectées est une urgence européenne. A laquelle la Suisse doit impérativement participer

L’argument massue de l’économiste américain Jeremy Rifkin tient en une date: 2028. C’est à cette date, dans neuf ans, que la «civilisation fossile» va selon lui s’effondrer. Motif: le coût assuré de devenir prohibitif – et donc intenable pour nos sociétés et nos finances publiques – des infrastructures pétrolières et gazières, alors que le prix des énergies renouvelables ne va cesser de diminuer.

L’urgence est donc, pour l’auteur du New Deal vert mondial (Ed. Les liens qui libèrent), de financer les nouvelles infrastructures énergétiques connectées qui, grâce aux nouvelles technologies, garantiront cette transition globale qui permettrait de produire 100% de l’électricité à partir de sources propres et renouvelables. Une urgence en forme d’enjeu existentiel pour l’Union européenne et ses voisins immédiats, comme la Suisse.