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Le siège de Richemont à Bellevue, en 2010.
© Keystone/MARTIAL TREZZINI

Luxe

Jérôme Lambert devra guider Richemont vers son avenir numérique

Les taux de croissance du groupe de luxe ont dépassé les 20%, grâce notamment à ses plateformes de vente en ligne. Jérôme Lambert a été nommé au poste de directeur général

Publication de résultats, nomination d’un nouveau directeur général et tenue d’une assemblée générale. Le groupe de luxe Richemont a commencé sa semaine sur les chapeaux de roues.

D’abord, les chiffres. Les affaires du groupe se sont développées à un rythme soutenu au cours des cinq premiers mois de l’exercice décalé 2018-2019 clôturé fin août. Le propriétaire des marques Cartier, Piaget ou encore du fabricant de fusils de chasse Purdey a dépassé les attentes des analystes sollicités par AWP.

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Concrètement, les ventes se sont envolées de 22% sur un an à 5,67 milliards d’euros (6,3 milliards de francs). A taux de change constants (TCC), le chiffre d’affaires a gonflé de 25%. La bourse a salué cette réussite et, lundi, l’action cotée à Zurich s’affichait en progression.

La croissance organique s’est inscrite à 10% en monnaies locales, alors que les prévisions du consensus la plaçaient à 9%. Les montres mises à part, toutes les divisions ont satisfait ou dépassé les attentes.

Hausse des recettes du commerce en ligne

La forte progression a été portée par la joaillerie, dont les recettes ont atteint 2,88 milliards, ce qui représente une hausse de 11% (+14% TCC). Du côté de l’horlogerie, la hausse des revenus s’est fixée à 2%, à 1,30 milliard d’euros. En monnaies locales, la croissance s’est élevée à 4%.

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La région Asie/Pacifique est demeurée le principal débouché pour les marques du groupe, totalisant un chiffre d’affaires de 2,13 milliards, en augmentation de 20% et 23% TCC. La progression des ventes s’est rapprochée de 30% en Europe, à 1,72 milliard.

La région Amériques s’est classée en troisième position avec des hausses très importantes, soit 35% et 42% TCC, dépassant désormais le milliard de ventes.

Nouveauté: chiffres des ventes en ligne

Une nouveauté a fait son apparition dans les chiffres de Richemont, à savoir les recettes tirées du commerce en ligne. Cette activité constitue l’une des priorités stratégiques du groupe genevois, qui a récemment investi dans les plateformes Yoox et Watchfinder afin de se faire une place sur ce marché. Les ventes issues de l’e-commerce ont atteint 708 millions d’euros après cinq mois, ce qui représente une part de 12% du chiffre d’affaires global. Leur intégration dans Richemont nécessitera encore du travail. «Nous nous réjouissons d’établir comment ces distributeurs en ligne peuvent collaborer avec d’autres parties de nos affaires», a indiqué lundi le président, Johann Rupert, lors de l’assemblée générale du groupe à Genève.

Le numérique, ce sera justement l’une des principales préoccupations du nouveau directeur général, Jérôme Lambert, officiellement nommé lundi. Jusqu’à présent titulaire du titre de directeur opérationnel, le Français d’origine est désormais en charge des 17 marques du groupe. Il avait été nommé en juin 2017 aux côtés de Georges Kern, parti abruptement après quelques mois pour piloter la marque Breitling.

Lire aussi: Jérôme Lambert devient responsable opérationnel du groupe Richemont

La situation des deux vaisseaux amiraux – Cartier et Van Cleef & Arpels – reste un peu à part. Cité dans le communiqué publié lundi, Johann Rupert assure que Jérôme Lambert sera ainsi «premier parmi ses égaux», qui sont les responsables de Cartier (Cyrille Vigneron), de Van Cleef & Arpels (Nicolas Bos) et Burkhart Grund, le directeur financier du groupe.

Assemblée générale sans histoire

Dans les faits, cela ne devrait pas changer grand-chose à l’organisation de Richemont. Les objectifs restent d’ailleurs identiques: «Le nouveau rôle de Jérôme sera d’endosser la responsabilité du groupe à une époque où les habitudes des consommateurs changent de façon significative. A l’heure où nous nous positionnons pour faire face à ces défis, il gérera le développement des plans stratégiques […] établi par le conseil d’administration», assure Johann Rupert.

Toutes ces différentes annonces ont précédé l’assemblée générale du groupe, qui s’est tenue lundi dans la matinée à Genève. Là non plus, aucune surprise: toutes les propositions ont été acceptées par l’assemblée générale dont le dividende au titre de l’exercice 2017/18, de 1,90 franc par action.

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