Analyses

La jeune pousse DBS System lève 2,5 millions de francs

La start-up basée à Gland (VD) a développé un dispositif qui permet de s’affranchir de la traditionnelle prise de sang

La start-up DBS System a levé 2,5 millions de francs pour son dispositif de microprélèvement sanguin. Ce financement a été obtenu auprès de la plateforme d’investissement investiere.ch à Zoug, la caisse de pension Nest ainsi que quelques business angels. DBS System, une start-up vaudoise de quatre personnes basée à Gland, produit et commercialise déjà la première génération de son dispositif, dénommé HemaXis, à des laboratoires, des sociétés pharmaceutiques, des groupes de recherche et des universités en Europe et aux Etats-Unis. Elle a développé un kit à peine plus grand qu’une carte de visite permettant de s’affranchir de la traditionnelle prise de sang.

Il suffit de se piquer le bout du doigt à l’aide d’une lancette. La goutte de sang est alors mise en contact avec la plaquette en plastique et pénètre, par capillarité, dans quatre microcanaux. Elle est alors dirigée vers du papier absorbant.

Kit envoyé par la poste

«Le kit, contenant le sang séché, est ensuite envoyé par la poste au laboratoire chargé de l’analyse, explique Eric Ödman, directeur de DBS System. Il est tout à fait possible de faire des analyses de sang sur de très faibles volumes. Les processus de validation sont en cours, molécule par molécule. Nous travaillons sur différentes études cliniques, en collaboration avec les HUG et le CHUV.»

Pour l’instant, le système reste cantonné aux laboratoires de recherche. Selon Eric Ödman, le grand public pourra faire ce type d’analyse en dehors d’un environnement médicalisé et au bout du doigt d’ici à 2018, voire 2019. La start-up ne pense pas commercialiser seule son dispositif, dont elle prévoit de lancer une deuxième génération, grâce notamment aux fonds levés. «Nous avons pris un peu de retard mais nous industrialisons désormais ce nouveau dispositif qui éliminera la nécessité de centrifuger ou de filtrer l’échantillon sanguin, et ce de manière automatisée et passive», explique Eric Ödman.

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