La fin du libéralisme?

Ces jeunes Suisses prêts à se battre pour les valeurs libérales

La liberté individuelle et les institutions sont des valeurs que les jeunes du PLR, d’Opération Libero et d’Avenir Jeunesse veulent défendre. Mais ils ne sont pas d’accord sur le rôle que l’Etat doit endosser

Le 9 novembre 1989, la chute du mur de Berlin signe la défaite du communisme. Ne reste que le libéralisme triomphant. Trente ans plus tard, celui-ci fait face à une crise existentielle qui se manifeste par les inégalités, les populismes et le défi climatique. Peut-on sauver le libéralisme?

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Chez les jeunes Suisses, le libéralisme n’est pas mort. Il vit au sein de l’Institut libéral, mais aussi de partis, de laboratoires d’idées et de divers mouvements. «Le libéralisme est souvent mal perçu, y compris par les jeunes, mais il résiste», affirme Nicolas Jutzet, vice-président des Jeunes PLR. Le Neuchâtelois de 24 ans, étudiant à l’Université de Saint-Gall, produit d’ailleurs le podcast Liber-Thé, celui «qui infuse la liberté». Il y traite des thèmes tels que la libéralisation du cannabis, le droit de disposer de son corps ou l’entrepreneuriat.

Issu d’un environnement de gauche, il a découvert le libéralisme lors de son apprentissage, inspiré par le sens des responsabilités de son patron et la découverte des publications de l’Institut libéral, de la NZZ et d'auteurs comme Milton Friedman ou Frédéric Bastiat. Il définit le libéralisme comme «une philosophie du droit, qui doit assurer la propriété, protéger l’individu et limiter les nuisances de l’Etat». Riche et prospère, la Suisse s’éloigne du libéralisme, selon lui: «Elle oublie que ce sont les valeurs libérales qui sont à la source de notre prospérité.»