Les chiffres du Seco confirment la bonne situation des jeunes Suisses. En avril, les 15-19 ans étaient moins de 2% à être inscrits au chômage. Et les 20-24 ans 3,9%. «En 2011, la conjoncture était positive durant l’été. C’est à cette période que ceux qui terminent leurs études cherchent un premier emploi», rappelle le Seco.

Toutefois la conjoncture n’est pas seule en cause: le système dual – l’apprentissage, qui combine formation scolaire et pratique – contribue grandement à cette exception suisse. Car c’est bien d’une exception dont il s’agit: en Europe, un quart des moins de 25 ans est sans emploi. Cela concerne même un jeune sur deux en Espagne et en Grèce, contre 8% en Allemagne. Selon Karl Haltiner, responsable d’enquêtes fédérales auprès de la jeunesse, le peu de différence de prestige entre un apprentissage et une formation post-obligatoire est aussi à l’origine de ce phénomène. Dans d’autres pays, comme en Italie, expliquait-il le mois dernier à Swissinfo , les cursus universitaires sont beaucoup plus prisés et créent des goulots d’étranglements à l’entrée du marché du travail.