Il est l’homme qui a convaincu Harley-Davidson de passer aux moteurs électriques. Avec l’idée que les motards apprécient avant tout les paysages qu’ils traversent, et que les fabricants de leurs montures seraient bien inspirés d’arrêter de participer à leur destruction. Pour Jochen Zeitz, l’économie doit se développer et créer des emplois, mais pas au détriment de tout le reste. L’ancien patron de Puma en est persuadé: n’importe quelle entreprise peut innover pour diminuer son impact sur la société et l’environnement, tout en augmentant la demande pour ses produits. Il en a apporté la preuve en sauvant le fabricant allemand de chaussures de la faillite pour en faire une marque phare du sportswear.

Surnommé un temps «le taliban de la durabilité» (il est effectivement barbu mais la comparaison s’arrête là), Jochen Zeitz veut aujourd’hui influencer les pratiques des entreprises à travers l’ONG B Team et protéger la nature grâce à sa propre fondation. Le Temps l’a rencontré à Genève, où il intervenait dans le cadre d’une conférence organisée par la société d’investissement d’impact Quadia.