John Mack, Américain né aux Etats-Unis en 1944, a obtenu le surnom de «Mack The Knife» (Mack le couteau) pour sa capacité à tailler dans le vif au niveau de l'emploi. Il est arrivé à la tête de Credit Suisse First Boston (CSFB) en juillet 2001. Quinze mois après, plus de 6000 postes étaient supprimés. Ce diplômé de l'Université de Duke, en Caroline du Nord, a le mérite d'avoir réussi à remettre de l'ordre dans sa division, dont il disait qu'elle «avait été gérée comme un casino».

Au centre de l'affaire: la star des introductions en Bourse Franck Quattrone. Celui-ci était accusé par l'Association américaine des courtiers en Bourse de favoriser certains de ses clients en leur allouant des actions nouvellement émises et de ne pas avoir réussi à éviter des conflits d'intérêts entre son équipe et les analystes de la banque. Coût pour CSFB: 200 millions de dollars. Un mois après son arrivée, John Mack propose à Quattrone de déchirer son contrat de 100 millions de dollars ou d'entamer une bataille juridique. A côté de cela, l'établissement a perdu en image et en crédibilité. John Mack réagit à ses abus en séparant totalement la rémunération des analystes et les revenus gérés par la banque d'affaires.

Les difficultés de CSFB ont également amené l'ex-numéro deux de la banque d'affaires américaine Morgan Stanley Deen Witter à renoncer à percevoir son bonus annuel en 2002. Entré à Morgan Stanley en 1972, John Mack se retrouve au sein de la direction générale en 1987. Dix ans plus tard, en tant que CEO, il s'implique dans la fusion avec Dean Witter, avant de jeter l'éponge en 2001. Par ailleurs, il fait partie d'organisations civiques et philanthropiques.