Le Temps: Vous n'avez intégré aucune remarque des cantons qui critiquent votre projet de révision, pourquoi?

Joseph Deiss: Il n'y a que quelques cantons (principalement VD, GE, VS, FR, TG, et AR, ndlr) qui émettent des critiques à l'endroit de cette révision. Ils s'opposent notamment à ce qu'ils appellent un rapprochement imposé des règlements, qui ferait adopter la pratique du canton le plus libéral aux autres. Mais si nous voulons un marché intérieur qui favorise la croissance, le besoin d'harmonisation est patent. La concurrence est à ce prix, et les cantons y ont tout intérêt.

– D'autres critiques, qui émanent aussi de l'UDC, contestent la capacité de la Comco à faire recours devant la justice. Que répondez-vous?

– Les cantons craignent un empiétement sur leurs prérogatives. Mais la Comco est un instrument de notre politique, qui doit pouvoir agir de manière efficace.

– La révision de la LMI est-elle une potion magique pour relancer l'économie suisse?

– C'est une pièce de la mosaïque que nous avons mise en place, et qui compte 17 mesures proposées. Elle ne fera pas tout. Mais elle permettra, en particulier, aux professions libérales de le devenir vraiment.