L'éco de la semaine

Les journalistes, publivores ou publitariens?

CHRONIQUE. «Le Temps» s’est fait critiquer par des lecteurs parce qu’une publicité de l’Aéroport de Genève figurait dans son édition spéciale sur le climat. C’est le moment de défendre mes collègues

Il est entre 8 et 9 heures, au pont Bessières. Comme chaque matin, les journalistes arrivent un à un dans la rédaction. Avant d’aller s’installer à leur place de travail, tour à tour, ou par grappes de trois ou quatre, ils se précipitent vers leur collègue de l’équipe de production.

Cyril, c’est son nom, est chargé d’organiser le «chemin de fer». C’est-à-dire le déroulé des pages du journal du lendemain. Les journalistes, la bave aux lèvres et un $ à la place des pupilles, viennent s’enquérir des publicités qui y figureront et qui nourriront leur bonus de fin d’année.