Au cours de sa dernière séance avant la pause de Noël, le marché suisse conquiert aisément la marque des 6300 points et se dirige vers celle des 6400 points. Les volumes sont très minces, certains investisseurs ayant déjà pratiquement terminé les ajustements de fin d'année. D'aucuns préfèrent attendre le mois de janvier pour prendre de nouveaux engagements. Le jour de l'échéance des options Eurex, l'indice SMI enregistre une belle progression de 1,1% à 6364,6 points. La chute du gouvernement argentin et de son président est largement ignorée par les marchés financiers, alors que l'impact de la crise sur les autres économies semble limité. Dans ce contexte de détérioration de la situation, le franc suisse se renforce, jouant pleinement son rôle de valeur refuge.

Parmi les blue chips, Zurich Financial Services affiche un sévère recul de 4,8% à 394 dans le sillage de son quatrième profit warning depuis le début de l'année. Sur l'ensemble de l'exercice 2001, le troisième assureur européen prévoit d'enregistrer une perte comprise entre 200 et 400 millions de dollars. Ce nouvel avertissement devrait augmenter la pression sur le management de la compagnie, qui a déjà subi le courroux des investisseurs très déçus de sa performance cette année.

Pour sa part, Serono campe sur ses positions. La FDA annonce l'annulation de la réunion prévue le 15 février pour examiner le traitement contre la sclérose en plaques Rebif. Les autorités américaines n'ont pas expliqué les raisons de cette décision. Serono se bat actuellement pour obtenir la commercialisation du médicament sur le marché américain (estimé à un milliard de dollars) avant la fin de l'exclusivité de l'Avonex de son concurrent Biogen. La plupart des analystes sont confiants sur ses chances de parvenir à ses fins.

Dans un autre registre, ABB se redresse de 6,7% à 16. Le groupe cède ses activités dans le rail à la société de construction mécanique britannique Balfour Beatty pour un montant de 42 millions d'euros. Il poursuit ainsi sa stratégie de recentrage sur ses activités dans les domaines de l'électricité et de l'automation. Par ailleurs, ABB a décroché un contrat de 32 millions de dollars du géant allemand ThyssenKrupp pour la maintenance électrique d'une usine.