En fin de semaine, l'indice SMI parvient à franchir aisément la marque psychologique des 8000 points en terminant à 8041,40 points, grâce au soutien non négligeable de Nestlé et Novartis. Lors de son discours de jeudi, le président de la Réserve fédérale Alan Greenspan s'est montré favorable aux baisses d'impôts aux Etats-Unis, ce qui pourrait impliquer une détente monétaire plus faible. La semaine prochaine, Disetronic et Esec publieront leurs résultats mardi, Valora et Adecco mercredi, et Julius Baer vendredi.

Parmi les blue chips, Novartis s'apprécie de plus de 1%. En effet, le groupe bâlois a reçu le feu vert des autorités européennes pour la commercialisation de son médicament contre le cancer du sein Femara. La Commission s'est basée sur une étude démontrant que ce traitement freine la progression de la maladie pour plus de 9 mois, comparé à 6 mois pour le médicament Tamoxifen d'AstraZeneca. Le Femara devrait générer un chiffre d'affaires de quelque 700 millions de francs en 2004 et permettre à Novartis d'accroître sa part de marché dans le traitement de la maladie.

Par ailleurs, des rumeurs font état d'un possible rachat de la compagnie américaine spécialisée dans les produits ophtalmologiques Bausch & Lomb, en difficulté en ce moment. Dans ce secteur, Novartis détient la marque Ciba Vision.

SAir Group campe sur ses positions

Dans le compartiment des bancaires, CS Group clôture sur une note quasiment inchangée. Dans le cadre du rachat du courtier américain Donaldson Lufkin & Jenrette, le groupe français AXA a vendu 2,7 millions de titres CS Group et n'a plus désormais qu'une participation négligeable dans la banque helvétique. AXA a placé ses actions à 331 francs (décote de 2,36% par rapport au cours de clôture de jeudi) auprès d'investisseurs institutionnels, ce qui représente un montant total de 893,7 millions de francs.

Pour sa part, SAir Group campe également sur ses positions. L'agence de notation Moody's annonce avoir placé la société (A3) sous revue en vue d'une éventuelle baisse de rating. Cette décision est consécutive à l'annonce du changement de stratégie de la compagnie et à des craintes que les résultats à moyen terme de SAir Group soient inférieurs aux prévisions. Moody's concentrera son analyse sur la stratégie du management pour retrouver la rentabilité de ses participations à l'étranger et des cash flows positifs. Affaire à suivre.

Par ailleurs, selon certains observateurs, SAir Group pourrait devoir payer 2 milliards de francs supplémentaires pour parachever son alliance de compagnies ou la dissoudre.

Au sein des valeurs secondaires, Mikron parvient à limiter les dégâts après avoir touché un point bas de 427 en cours de séance. Le titre a souffert dans la matinée de l'annonce du suédois Ericsson, qui souhaite procéder à l'outsourcing de sa production de téléphones mobiles. Les investisseurs craignaient que cette réorganisation ne fasse perdre des contrats importants à Mikron, une rumeur démentie par la société en fin de journée. Cette semaine, la société a révisé à la baisse ses prévisions de résultats pour les exercices 2000 et 2001.