En milieu de semaine, le marché suisse résiste à l'important recul du bon Roche, grâce au soutien des poids lourds Nestlé et Novartis, qui profitent pleinement de leur caractère défensif. L'indice SMI franchit de justesse la barre des 7700 points, clôturant en légère progression de 0,3%.

Mercredi, les intervenants attendaient avec impatience le discours du président de la Réserve fédérale, Alan Greenspan, devant le Congrès. Ils espéraient y discerner les signes d'une prochaine détente monétaire salvatrice outre-Atlantique, à moins que l'économie américaine ne réussisse à éviter la récession.

Roche en retrait

Parmi les blue chips, le bon Roche plonge de 4% à 14 400 points après la publication de ses résultats durant l'exercice 2000. Hors éléments exceptionnels, son bénéfice net a pourtant augmenté de 14% à 5,01 milliards de francs, conformément aux attentes des analystes. Cependant, les investisseurs sont inquiets du ralentissement des ventes et de la détérioration des marges de la division pharmaceutique. Roche prévoit une amélioration dans ce domaine au second semestre 2001, ce qui ne suffit pas à rassurer les investisseurs. Par ailleurs, le groupe bâlois annonce, à la surprise générale, un split de ses actions par 100. Cette opération permettra de rendre le titre plus accessible à l'ensemble du public. BZ Group, qui détient 16% des droits de vote de Roche, salue cette décision attendue depuis longtemps. Roche répète qu'il n'a pas de projet concernant l'introduction d'une catégorie unique d'actions.

Novartis profite du repli de Roche pour s'adjuger une hausse de 2% à 2830 points. Le groupe inaugure le plus grand centre de recherche mondial spécialisé dans les maladies respiratoires. Basé dans le sud de l'Angleterre, il a coûté quelque 100 millions de francs et emploiera 180 scientifiques du monde entier, qui se concentreront sur de nouveaux traitements pour l'asthme et les affections pulmonaires. Ce type de maladie tue 2,5 millions de personnes dans les pays occidentaux chaque année.

Pour sa part, Serono poursuit son rebond et s'apprécie encore de près de 2% à 1372 points. Le groupe genevois revend les droits de marketing du Curosorf à la société italienne Chiesi afin de se concentrer sur ses domaines thérapeutiques de prédilection (infertilité, sclérose en plaques et cancer). Le montant de la transaction n'a pas été divulgué. Comme le Curosorf, destiné à traiter les maladies respiratoires des enfants, contribue de façon très mineure aux résultats de Serono, cette cession n'aura pas beaucoup d'impact.

Parmi les valeurs secondaires, Swisslog recule de près de 8% à 600 points à la veille de la publication de son bénéfice net 2000. Selon les estimations, le bénéfice net du groupe devrait progresser de 23% à 28 millions de francs. Le chiffre d'affaires, publié le 6 février, avait augmenté de 28% à 925 millions de francs. Swisslog prévoit une forte croissance de ses ventes durant l'exercice en cours. Une grande banque recommande le titre à l'achat (strong buy) avec un objectif de cours de 1250.