Après avoir résisté vaillamment en début de séance, le marché suisse décroche dans l'après-midi à l'instar de ses homologues du Vieux Continent. En effet, les indications d'une ouverture négative de Wall Street ont raison de toutes les velléités de hausse. L'indice SMI enfonce la marque psychologique des 7000 points et son support technique situé à 6980 points. Il clôture en repli de 0,63% à 6966,9 points.

Candidat potentiel à une reprise

Parmi les blue chips, Bâloise touche un point haut de 1800 en cours de séance, avant de terminer la séance sur une progression limitée à 4,5% à 1750. Le titre profite de rumeurs, selon lesquelles il pourrait être racheté par un rival. Compte tenu de sa taille moyenne, l'assureur figure parmi les candidats potentiels à une reprise. Selon d'autres spéculations, Zurich Financial Services aurait l'intention de vendre sa participation de 30% dans Bâloise à CS Group, ce qui ne manquerait pas de provoquer des problèmes de concurrence. Pourtant, Zurich a répété récemment que cette participation ne faisait pas partie de son plan de désinvestissement. Bâloise tient sa conférence de presse annuelle la semaine prochaine, ce qui pourrait expliquer les achats spéculatifs sur le titre. Zurich Financial Services recule de près de 6% à 536, insensible à la recommandation d'achat d'une grande banque.

Coûts exceptionnels de 65 millions de francs

Parmi les valeurs secondaires, Valora s'apprécie de 3,5% à 325. La société annonce avoir vendu sa division Slumberland (matelas), sans mentionner le montant de la transaction. La cession, effective au 31 décembre 2000, a donné lieu à des coûts exceptionnels de 65 millions de francs. Les opérations françaises de Slumberland ont été reprises par le belge Recticel et l'espagnol Pikolin, tandis que le suédois Hilding Anders a racheté certaines des activités de la division en Suisse, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne. Valora indique que cette opération aura un impact positif sur sa performance. Le groupe a annoncé récemment une progression de son chiffre d'affaires de 8,7% à 2,4 milliards de francs en 2000 et un recul de 7% des ventes de sa division Slumberland à 504 millions de francs.

Dans un autre registre, Gretag Imaging progresse de 3,1% à 50 à la veille de la publication de son bénéfice durant l'exercice 2000. Son chiffre d'affaires, communiqué à la fin du mois de mars, a augmenté de 29% à 901 millions de francs. Selon certaines rumeurs, Gretag Imaging pourrait faire l'objet d'une offre d'achat par le groupe américain Eastman Kodak. Ce dernier a suspendu son programme de rachat d'actions la semaine passée afin de procéder à une acquisition. Affaire à suivre.

Dans le segment du nouveau marché, Think Tools grimpe de plus de 13% à 61,50. Le consultant a enregistré une perte de 19,8 millions de francs en 2000, par rapport à un bénéfice de 3,9 millions de francs durant l'exercice précédent. Cette situation est due à l'échec de son projet de banque sur Internet avec Vontobel. La société prévoit de retrouver la rentabilité au second trimestre 2001. Elle devrait afficher un revenu assez semblable à celui de l'an passé (25,3 millions de francs) et un bénéfice substantiel en 2001.