En l'absence des Américains occupés à célébrer le «President's Day», le marché suisse se montre plutôt indécis en début de semaine, ébranlé par la forte baisse de Wall Street vendredi. L'indice SMI clôture la séance sur une note quasiment inchangée à 7768,9 points.

Parmi les blue chips, la journée est marquée par l'offre d'achat hostile lancée par la société suisse d'investissement InCentive sur le groupe industriel Sulzer pour un montant de 4,4 milliards de francs, soit 1220 francs par action, ce qui constitue une prime assez séduisante de 10% par rapport au cours de clôture de vendredi. InCentive détient actuellement, directement ou indirectement, une participation d'environ 15% dans Sulzer. La société compte lancer une offre, qui devrait être présentée officiellement le 30 mars, sur toutes les actions Sulzer qu'elle ne détient pas encore. Elle pourrait ensuite procéder au spin off de Sulzer Medica (contrôlé à hauteur de 74% par Sulzer), une étape jugée positive par les analystes. Sulzer, qui découvre l'opération en même temps que les investisseurs, annonce que son conseil d'administration examine l'offre. Le titre grimpe de près de 7% à 1174 francs.

Novartis en légère hausse

Dans un autre registre, Nestlé campe sur ses positions à 3470 francs. La multinationale publiera ses résultats de l'exercice 2000 vendredi. Selon les estimations des analystes, le bénéfice net devrait augmenter d'environ 8%. Nestlé améliore sa performance dans les activités où elle a déjà fait sa place au soleil et continue à rencontrer quelques difficultés dans les autres domaines. Dans le compartiment des pharmaceutiques, Novartis s'apprécie de 0,6% à 2826 francs. La FDA américaine a donné son feu vert à la commercialisation du traitement contre l'asthme Foradil aux Etats-Unis. Dans ce pays, 15 millions de personnes sont affectées par cette maladie inflammatoire chronique. Le Foradil est déjà disponible dans 85 pays.

De son côté, SAirGroup se replie de plus de 2% à 225,25 francs. Les pilotes de Sabena ont donné leur accord au plan de restructuration d'un montant de 52 millions d'euros destiné à sauver la compagnie belge. Les syndicats, la direction et les pilotes ayant accepté le plan, les deux actionnaires, SAirGroup et le gouvernement, projettent d'injecter 250 millions d'euros dans le transporteur.

Publigroupe recule

Par ailleurs, Marc Rochet, nouveau directeur des compagnies françaises AOM-Air Liberté-Air Littoral, déclare que la situation est sérieuse et qu'il ne sait pas encore si les compagnies pourront être sauvées. Elles ont enregistré une perte de plus de 2,5 milliards de francs français durant l'exercice 2000.

Parmi les valeurs secondaires, Publigroupe se replie de 2,4% à 716. Le groupe, spécialisé dans les médias et la publicité, annonce que son chiffre d'affaires a progressé de 17% à 2,7 milliards de francs durant l'exercice 2000. Publigroupe précise que son bénéfice net devrait s'établir à 130 millions de francs et être ainsi légèrement supérieur aux 125 millions de francs annoncés en janvier. Sa division Internet, PubliOnline, a vu ses ventes grimper de 253% à 107 millions de francs.