L'ambiance se détériore subitement et sévèrement en milieu de semaine sur le marché suisse en première partie de séance. La vague baissière n'épargne aucun secteur, aussi défensif soit-il.

Dans l'après-midi, la situation s'arrange quelque peu, New York affichant un certain sang-froid à l'ouverture. L'indice SMI s'en sort plutôt bien puisqu'il termine la journée en recul de 2,1% à 7225,7 points, après avoir touché un point bas de 6980 points en cours de séance, un niveau inédit depuis exactement une année. Il enregistre ainsi sa sixième séance consécutive de baisse. Les raisons de ce mini krach résident dans les craintes liées aux problèmes économiques et financiers au Japon, à la faiblesse du marché leader de Wall Street et aux incertitudes quant à l'évolution de la conjoncture mondiale. La question est désormais de savoir si la Banque centrale européenne et la Réserve fédérale comptent venir au secours des marchés boursiers. La seconde réunit son comité la semaine prochaine, le 20 mars. Selon certains observateurs, elle pourrait intervenir et procéder à une détente monétaire si le Dow Jones touche la zone des 9600-9700 points. Affaire à suivre.

Titre recommandé à l'achat

Parmi les blue chips, seuls Sulzer et SAir Group parviennent à afficher une certaine résistance, clôturant quasiment sur les niveaux de la veille. SAir Group touche un point haut de 182 en cours de journée avant de renoncer à la majeure partie de ses gains. Le titre a touché son niveau le plus bas depuis plus de cinq ans en début de semaine. Un courtier américain confirme sa recommandation d'achat sur le titre et estime que sa valeur correcte s'établit à 300 francs. Il compte sur la conférence de presse du 2 avril pour clarifier les problèmes principaux en terme de résultats, dettes et mouvements stratégiques.

Dans un autre registre, Swatch Group recule de 4,4% à 1602 à l'avant-veille de la publication de ses résultats durant l'exercice 2000. Selon les estimations des analystes, son bénéfice net devrait s'établir à quelques 620 millions de francs, en progression de 41% par rapport à 1999. Le groupe a annoncé au mois de janvier que son chiffre d'affaires a augmenté de 17,6% à 4,263 milliards de francs en 2000. Swatch Group prévoit que ses ventes connaîtront une croissance comprise entre 10 et 15% en 2001, en raison des incertitudes liées à l'économie japonaise. Le segment haut de gamme de l'horloger (Omega, Longines, Blancpain, Breguet) est particulièrement recherché par la clientèle nippone. Le titre a reculé de quelque 40% depuis son point haut de 2699 enregistré au mois d'août 2000.

Parmi les valeurs secondaires, SEZ se replie de près de 3% à 880. La société, active dans l'industrie des semi-conducteurs, annonce pourtant que son bénéfice net a progressé à 31,8 millions de francs en 2000, grâce à la croissance de 133% de son chiffre d'affaires à 195,2 millions. SEZ prévoit que ses ventes s'établiront à 290 millions de francs cette année grâce au niveau élevé des commandes et à des anticipations de reprise du secteur au cours de la seconde moitié de l'année.