Cette année, la quatrième édition des Journées du digital se déroule de manière particulière. D’abord parce qu’il n’y a plus un seul jour d’événements, mais trois: depuis le dimanche 1er novembre et jusqu’à ce mardi, plus de 400 événements sont organisés en Suisse. Ensuite, pandémie oblige, la manifestation se déroule à plus de 90% en ligne. Rappelons que son objectif est de sensibiliser la population à tous les enjeux de la numérisation.

Des «premiers échos positifs» 

C’est depuis le site Digitaltage.swiss/fr que n’importe qui peut participer à des sessions parlant de la protection des données, de l’avenir de la numérisation de la Suisse ou encore des défis du monde digital pour les personnes âgées. Depuis Yverdon, la HEIG-VD mettra aussi par exemple à disposition une plateforme de sensibilisation à la sécurité informatique, permettant au visiteur de découvrir le monde du hacking éthique. Une poignée d’événements a aussi lieu de manière physique. La manifestation est organisée par l’initiative Digitalswitzerland, qui vise à accélérer la numérisation du pays. Elle bénéficie notamment du soutien de Google, des CFF, de Swisscom, de la SSR et de Ringier, qui possède Le Temps via une coentreprise avec Axel Springer.

Selon les initiants de l’événement, les premiers échos sont positifs. «L’accès aux contenus est très facile, un clic suffit et il n’y a pas besoin de s’enregistrer. Même les personnes peu à l’aise avec le monde numérique peuvent participer», assurait lundi, lors d’un point de presse virtuel Diana Engetschwiler, cheffe du projet global des Journées du digital. Mais les rencontres physiques manquent cette année, a estimé lors de cette conférence Marc Walder, initiateur de Digitalswitzerland et directeur de Ringier: «Lorsque nous organisons des événements dans les gares, nous touchons un public beaucoup plus large. Nous n’avons hélas pas pu organiser de telles manifestations d’envergure cette année.»

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Des idées pour l’école

Comment mesurer l’impact des trois premières éditions? «C’est très important, mais aussi très difficile, a répondu Marc Walder. Nous utilisons des outils, comme le classement mondial de la compétitivité numérique, que publie l’IMD. La Suisse est sixième, ce qui est correct. Mais je pense que nous devons faire beaucoup mieux, notamment dans l’enseignement, à l’école, de l’informatique et du code.»

Pour l’année prochaine, l’initiateur de Digitalswitzerland a un rêve: «J’adorerais que pour l’édition 2021 des enseignants, dans toute la Suisse, consacrent une journée au numérique, à tous les niveaux, primaires ou secondaires.» Et 2021 devrait aussi voir l’émergence de Journées du digital dans d’autres pays européens: une lettre d’intention a été signée en ce sens avec la Suède, la Serbie, l’Ukraine, la Pologne, le Liechtenstein et la ville de Vienne.