Cette session d’examens de juin 2020 restera sans aucun doute mémorable pour Clara*, étudiante à l’Université de Neuchâtel. Le coronavirus ayant contraint les bibliothèques à fermer, les révisions ont d’abord été compliquées: «J’habite en dessus d’un magasin et dans la même rue qu’un bar très bruyant», explique l’étudiante.

La session d’examens entièrement en ligne, pour laquelle Clara avait loué une salle à l’université afin d’éviter le bruit de son appartement, s’est ensuite avérée stressante. «Il fallait se connecter longtemps à l’avance. Lors d’un oral, j’ai dû attendre deux heures devant mon écran parce que l’examen pouvait démarrer à tout moment, je n’ai même pas pu aller aux toilettes», déplore-t-elle. Son déroulé virtuel s’est également révélé perturbant pour l’étudiante: «J’avais l’impression que ce n’était pas vraiment réel. J’ai aussi été déstabilisée par l’absence inhabituelle de temps de préparation.»