Le Temps: Quelles ont été vos principales surprises, positives et négatives, dans le redressement du groupe ABB?

Jürgen Dormann: Les problèmes financiers et ceux relatifs à l'assainissement du bilan se sont révélés plus importants que prévu. J'ai été en revanche favorablement surpris par la disposition des collaborateurs à se battre pour sauver le groupe. J'ai aussi été impressionné par le potentiel technique du groupe. ABB est un groupe technologique doté d'une base très solide.

– La motivation des collaborateurs a-t-elle été aussi marquée dans les activités appelées à être désinvesties?

– La combativité a été la même partout car si nous n'avions pas survécu, tout le monde en aurait souffert. Si vous laissez traîner les choses trop longtemps, cela finit par porter préjudice à la conduite de la société. Une mise en place rapide des décisions prises est donc de première importance.

– La division Energie a gagné des parts de marché l'an dernier ainsi que l'a souligné son responsable Peter Smits. Qu'en a-t-il été pour la division Automatisation?

– Avec une croissance des entrées de commandes à deux chiffres, l'unité stratégique Automation a elle aussi enregistré une croissance supérieure au marché.

– Quelles synergies ABB peut-il exploiter entre les deux unités stratégiques?

– Il y a des technologies communes et la clientèle est en partie la même.

– Après une augmentation du capital de 2,4 milliards de dollars l'an dernier, combien de temps le groupe peut-il poursuivre sa croissance sans se refinancer?

– Jusqu'en 2008!

– Quel a été votre rémunération en 2003?

– Je ne sais pas encore. C'est le comité de rémunération qui doit encore fixer les bonus.