Lorsqu’on travaille dans la finance en Suisse, il faut vraiment y mettre du sien pour être condamné pour malversations. Par exemple lorsqu’un gérant multiplie les transactions afin de générer des commissions. Dans les milieux financiers, cette combine vieille comme le monde – dénommée barattage ou churning – est considérée comme excessive lorsqu’un portefeuille «tourne» entre une et deux fois au cours d’une année. C’est-à-dire que toutes les positions ont été vendues et autant ont été rachetées – deux fois. Mais pour que la justice accepte que le client concerné dépose une plainte pénale, il faut que son portefeuille ait tourné au moins… huit fois en une année.