Portrait

Kamila Markram veut révolutionner l’accès à la science

Basée à Lausanne, la chercheuse a créé Frontiers en 2007 avec l’objectif de transformer la façon d’accéder au savoir scientifique. Sa société est aujourd’hui autofinancée, croît de 50% par an et a publié en 2018 son 100 000e article

Kamila Markram veut révolutionner la transmission du savoir. Rien de moins. Frontiers, la start-up qu’elle a créée à 32 ans avec son mari Henry en 2007 à l’EPFL, est un projet ambitieux et visionnaire. A l’époque, son but était d’offrir le libre accès à la recherche scientifique. Dix ans plus tard, elle s’est hissée au 16e rang de l’édition scientifique mondiale.

La recherche est hors de prix avec le système traditionnel, argumente-t-elle. «Même une université comme Harvard ne peut plus payer l’abonnement des journaux scientifiques. Quant à l’EPFL, elle n’avait pas accès à mon propre article sur l’autisme», révèle cette chercheuse, lors du 55e Forum de la SMG (Schweizerische Management Gesellschaft), à Zurich.