Horlogerie

Karl-Friedrich Scheufele de nouveau honoré par le GPHG

Le patron de Chopard a reçu l’Aiguille d’or, mercredi soir au Grand Prix d’horlogerie de Genève. L’an dernier, Ferdinand Berthoud, l’autre marque qu’il dirige, avait également reçu la consécration suprême

C’est un doublé. L’an dernier, Karl-Friedrich Scheufele était monté sur la scène pour recevoir l’Aiguille d’or du 16e Grand Prix d’horlogerie de Genève (GPHG) pour l’une des montres de Ferdinand Berthoud – la jeune marque qu’il venait de relancer.

Mercredi soir, le patron de Chopard a une nouvelle fois reçu la consécration suprême, cette fois pour sa L.U.C Full Strike, la première répétition minutes de sa collection lancée à l’occasion des 20 ans de sa manufacture. La marque en mains de la famille Scheufele ne s’est d’ailleurs pas arrêtée en si bon chemin et a également remporté le Prix de la montre joaillerie.

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À la fois lauréat et membre du jury

Avec ces deux prix, le jury a pris le risque de prêter le flanc à la critique. En effet, selon la tradition du GPHG, le lauréat d’une année donnée participe au jury de l’édition suivante (en partant du principe qu’une même marque ne peut pas recevoir le prix suprême deux fois de suite). Problème: Karl-Friedrich Scheufele possède une double casquette puisqu’il pilote tant Ferdinand Berthoud que Chopard. Lauréat de l’Aiguille d’or l’an dernier avec la première, il était donc appelé à participer aux discussions relatives aux montres de la seconde cette année.

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Pour éviter toute collusion, le principal intéressé n’a pas pris part aux débats sur les catégories dans lesquelles des montres Chopard étaient en concurrence. «En choisissant néanmoins de récompenser Chopard malgré ces risques «politiques», le jury a manifestement voulu souligner la supériorité, cette année, de Chopard», affirme un observateur proche du jury.

Tudor double la mise

Parmi les autres lauréats, on peut notamment citer la Defy Lab de Zenith, présentée en grande pompe cet automne au Locle (NE) et lauréate du Prix de l’innovation. Son oscillateur «Sémon» (de Guy Sémon, patron de TAG Heuer et inventeur de ce nouveau mécanisme) a manifestement convaincu les jurés.

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Rolex n’a, comme à son habitude, pas mis de montres en compétition, mais sa sœur Tudor a reçu pour la deuxième année consécutive le Prix de la petite aiguille (prix de vente en dessous de 8000 francs). Il récompensait sa Black Bay Chrono, présentée en mars dernier et qui fonctionne grâce à un mouvement acheté à Breitling et «tudorisé».

Bulgari a été doublement honoré en recevant le Prix de la montre homme pour son Octo Finissimo Automatique et celui du Tourbillon et de l’échappement pour son Octo Finissimo Tourbillon Squelette. Idem pour Parmigiani, qui repart avec le Prix de la montre chronographe et celui de la Montre à fuseaux horaires. Le Prix spécial du jury est allé à Suzanne Rohr et Anita Porchet. Longines, Greubel Forsey, Vacheron Constantin, Kari Voutilainen ou Ulysse Nardin figurent également parmi les lauréats. Au total, 72 montres étaient en compétition.

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