C’est la chute d’un petit empire romand du piratage de films et de séries. Depuis 2015, le boîtier Kbox permettait de visionner, sans souscrire au moindre abonnement, à un contenu vidéo quasi illimité. Vendu 159 francs – prix unique –, aussi bien via internet que dans certains magasins spécialisés, le boîtier donnait accès en streaming à plus de 7000 films et 75 000 épisodes de séries. Avec le soutien de Kudelski, le groupe français Canal+ avait porté plainte contre ce service. Mercredi, tous deux se sont félicités de l’arrestation de trois responsables. La veille, la police vaudoise avait annoncé la fin de ce service, grâce à une action coordonnée des autorités allemande, française, néerlandaise et monégasque.

Avant ce coup de filet, la vente de boîtiers Kbox a été, durant des années, publique. En 2015, Le Temps lui avait d’ailleurs consacrée un article. Le système était simple: le boîtier devait être connecté à internet, d’un côté, pour accéder aux bases de données, à l’époque, de Rapidshare ou Mega. De l’autre, la Kbox était reliée à son téléviseur et était pilotée via une télécommande. En 2015, le catalogue comprenait 15 000 films et épisodes de séries. Et son concepteur revendiquait alors la vente de 600 boîtiers environ.