conjoncture

Le KOF abaisse fortement ses prévisions pour l'économie suisse

Le dernier baromètre du Centre d'études conjoncturelles de l'EPFZ laisse entrevoir un début d'année 2019 difficile

Les perspectives de croissance de l'économie suisse ne sont plus du tout au niveau élevé atteint en début d'année. Le baromètre du Centre d'études conjoncturelles KOF de l'EPFZ, publié vendredi, a chuté de 2,6 points en décembre par rapport à novembre à 96,3 points. Il est nettement en dessous de sa moyenne à long terme.

Cette valeur se situe en deçà de l'estimation la plus pessimiste des six économistes interrogés par AWP, dont les prévisions allaient de 96,5 à 101,2 points. Le niveau relativement bas du baromètre laisse augurer un début d'année 2019 délicat.

Le 18 décembre 2018: Le Seco revoit à la baisse ses prévisions de croissance

Une atonie dans la manufacture et la constrution

Selon le KOF, cette évolution négative est due principalement à l'atonie dans l'industrie manufacturière et la construction. Les signaux en provenance du secteur financier et de la consommation privée sont également négatifs. Les perspectives favorables pour les exportations viennent atténuer cette évolution.

L'industrie manufacturière souffre des attentes peu engageantes au niveau des commandes et de la production. Les plus touchées sont la métallurgie et l'industrie électrique. Les secteurs du bois, du papier et de l'impression sont aussi dans le dur. Les perspectives pour la chimie restent en revanche favorables.

Notre analyse, en décembre 2018: Prévisions économiques, le mensonge des chiffres conjoncturels


D'autres avis vont dans le même sens

L'état du baromètre confirme les dernières observations d'autres analystes, selon lesquels la croissance économique suisse va ralentir l'an prochain.

Les spécialistes du Secrétariat d'Etat à l'économie ont abaissé récemment leurs prévisions de croissance du produit intérieur brut (PIB) pour 2019 à 1,5%, contre 2,0% auparavant. Le Consensus KOF a raboté ses attentes à 1,6%, tandis que Credit Suisse anticipe 1,7%.

D'autres établissements ont revu à la baisse leurs estimations au cours des dernières semaines, à l'instar d'Economiesuisse début décembre.

Parmi les risques évoqués figurent le différend commercial entre les Etats-Unis et d'autres pays, le Brexit et le niveau élevé de l'endettement mondial.

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