Le géant américain de l’alimentation Kraft a annoncé jeudi soir un bénéfice en hausse de 36% en 2010, mais en baisse sur les trois derniers mois de l’année. Ces résultats, conformes aux attentes des analystes, sont assortis d’une nette hausse des ventes.

Sur l’ensemble de l’année passée, le bénéfice net du groupe a progressé de 36% à 4,1 milliards de dollars, soit 2,02 dollars par action hors éléments exceptionnels. Les analystes tablaient sur 2,03 dollars.

Pour le quatrième trimestre seul, le bénéfice net ressort à 540 millions de dollars, en baisse de 24% sur un an. Cela représente 46 cents par action hors éléments exceptionnels, comme attendu par les analystes de Wall Street.

Frais de rachat de Cadbury

Les éléments exceptionnels comprennent notamment des coûts d’intégration et de financement du rachat de Cadbury, un gain exceptionnel provenant d’activités interrompues, et une charge liée à l’impact de la loi américaine sur l’assurance maladie.

Le chiffre d’affaires du groupe, qui a racheté Cadbury l’an dernier, a progressé de 27% à 49,2 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année et de 30% sur les trois derniers mois de l’année à 13,8 milliards, une croissance provenant presque exclusivement du rachat du confiseur britannique. C’est mieux que prévu par les analystes qui misaient sur 48,94 milliards et 13,47 milliards respectivement.

Les recettes du groupe ont beaucoup plus progressé en Europe (+ 29%) qu’en Amérique du Nord (+ 12%). Elles ont bondi de 73% dans les marchés émergents.

Pour 2011, Kraft table sur une croissance de 11 à 13% du bénéfice opérationnel par action, soit 2,24 à 2,28 dollars, alors que les analystes tablaient jusqu’à présent sur 2,31 dollars.

L’action reculait de 1,29% à 30,71 dollars vers 22H15 GMT lors des échanges électroniques suivant la clôture de la séance officielle.

«Nous avons fourni des résultats financiers solides en 2010 et nous avons fini l’année sur une bonne dynamique», a commenté Irene Rosenfeld, patronne de Kraft, citée dans le communiqué. «En regardant vers l’avenir, nous nous attendons à ce que l’environnement opérationnel demeure difficile notamment à cause d’une hausse des coûts significative et d’une faiblesse persistante des consommateurs dans plusieurs marchés», a-t-elle ajouté.