L’action UBS regagne la confiance des petits investisseurs suisses

Sondage Le titre de la banque fait de plus en plus d’adeptes chez les particuliers

Le secteur de la santé reste le plus rassurant

Les effets attendus du franc fort sur l’économie suisse ne découragent pas les petits investisseurs locaux. A en croire le baromètre semestriel des investisseurs individuels, publié jeudi, la confiance perdure. Ils sont près de 60% à considérer que la bourse suisse va malgré tout encore gagner du terrain d’ici à la fin de l’année. Ce sondage, réalisé par TradeDirect, le service de négoce en ligne de la Banque Cantonale Vaudoise, auprès de 245 particuliers entre le 8 et le 21 juin dernier, montre aussi qu’UBS a regagné la confiance des petits investisseurs.

Avec 30% de réponses, l’action Nestlé reste certes la plus souvent évoquée par les répondants, lorsqu’il leur est demandé de citer leurs trois titres suisses favoris. Mais sa position est menacée. En recul de 7 points par rapport au sondage de décembre 2014, le géant agroalimentaire est désormais talonné par la première banque suisse (29%). Le titre d’UBS dépasse ainsi Novartis, avec son score de 27%, et Roche (21%). Il faut dire qu’il s’affiche en hausse de 27% depuis le début de l’exercice, alors que Nestlé a perdu 3,3% (voir graphique). Credit Suisse, avec 11% de réponses, égale Zurich, Swatch Group et Syngenta, et devance de peu Logitech.

Le sentiment est à peu près similaire d’un point de vue sectoriel. Si le domaine de la santé reste le favori des petits investisseurs (58,4%), le secteur financier a gagné 12 points en six mois pour atteindre 48,6%. Les biens de consommation (Nestlé, Richemont, Swatch Group…) ne récoltent plus que 42,9%, contre 50% en fin d’année dernière. Les secteurs les moins prometteurs aux yeux des petits investisseurs sont les services publics (BKW, Romande Energie…), ainsi que les «services aux consommateurs», tels Kuoni, Galenica ou Dufry.

Un autre résultat démontre que la confiance générale dans l’évolution de la bourse suisse n’est pas unanime: un sondé sur sept s’attend tout de même à ce que le SMI baisse de 5 à 10%, d’ici à la fin de 2015. Ils sont même un sur vingt à le voir chuter de plus de 10%.

Un sondé sur sept s’attend à ce que le SMI baisse de 5 à 10% d’ici à la fin de 2014. Un sur vingt, de plus de 10%