La polémique continue à enfler autour de la déclaration du patron de Syngenta Erik Fyrwald sur la capacité de l’agriculture biologique (bio) à nourrir le monde. Dans une interview accordée le 7 mai à la NZZ am Sonntag, il affirme que le rendement des cultures bios peut être jusqu’à 50% inférieur à celui de l’agriculture moderne, selon les produits. Le débat a pris une tournure émotionnelle dans le contexte de crise alimentaire provoquée par l’agression russe contre l’Ukraine, grand pays producteur de céréales, mais dont le soja, le maïs, le blé ainsi que l’huile de tournesol ne parviennent pas à atteindre les marchés à cause de la guerre.