La déforestation provoque 15 à 20% des émissions de gaz à effet de serre et réduit sensiblement la biodiversité. L’enjeu «se situe davantage en Afrique et en Amérique latine qu’en Europe», affirme Clément Chenost, directeur et cofondateur du fonds Moringa, à Paris. Ce biologiste de formation présente un profil particulier sur la scène du private equity.

Membre du conseil d’administration de plusieurs des entreprises de son fonds de placement (Jus Délice, Floresta Viva, Tolaro, TexBel), le gérant parisien est moins un financier qu’un passionné d’agroforesterie. Titulaire d’une maîtrise en écologie et en biologie de l’Ecole normale supérieure et d’un certificat de capital-investissement de la Wharton School, Clément Chenost a commencé sa carrière en 2006 à l’Office national des forêts (ONF), son rêve d’enfant, avant de rejoindre l’équipe de développement durable d’EY. Il a ensuite, en 2009, été nommé directeur du développement d’ONF International, bureau d’étude en gestion forestière au service des entreprises et des gouvernements des pays du Sud (Afrique et Amérique latine). C’est alors qu’il a cofondé le fonds Moringa avec le groupe Edmond de Rothschild.