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L’Aide suisse aux montagnards est florissante

En 2014, la fondation a soutenu 631 projets entrepreneuriaux en zone de montagne et distribué 27,7 millions de francs. L’Aide suisse aux montagnards peut compter sur un capital de 100 millions de francs et une réserve de 30 millions en cas de coup dur

Performance de 6% pour l’Aide aux montagnards

Paysans La fondation gère 100 millions

Financer l’achat d’une nouvelle scie mécanique pour un groupement forestier du Chablais vaudois à hauteur de 50 000 francs. Ou appuyer la réalisation dans le Jura d’un sentier pieds nus pour 20 000 francs, soit le quart du coût de l’opération. Ainsi va l’action de l’Aide suisse aux montagnards (ASM), fondation créée en 1943, qui a lancé mercredi sa campagne pour la collecte 2015.

Pour aider à la construction de fromageries d’alpages, financer un élevage de cerfs, voire aider à la construction d’une salle de skateboard, l’ASM s’appuie en outre sur un bas de laine de 100 millions de francs. Celui-ci a dégagé un rendement de 6% en 2014, selon Ivo Torelli, qui s’attend à des pertes de 2,5% en 2015.

Si la situation financière de l’ASM fait quelques «jaloux» dans le monde des fondations, comme le dit Willy Gehriger, président du conseil de fondation, c’est que les sommes collectés et détenues par cette institution sont à la hauteur de ses ambitions. En 2014, ce sont 631 projets de montagne qui ont reçu un soutien, totalisant 27,7 millions de dons. Les legs et dons ont représenté 24 millions de francs.

Et la fondation, dont les frais de fonctionnement s’élèvent à 5 millions de francs, selon le responsable de la communication Ivo Torelli, conserve 30 millions de francs de fonds libres, pour faire face en cas de coup dur, de baisse des dons, etc.

Fonds d’usufruit

«Une partie de ce montant – 60 millions – est constituée de fonds d’usufruit, liés à un soutien spécifique, explique-t-il. On peut ainsi avoir une somme de 10 millions de francs, dont les intérêts sont spécifiquement destinés à des projets qui doivent être développés par exemple en Appenzell, au-delà de 1300 mètres, dans une famille de six enfants.» Ce système force parfois la fondation à attendre plusieurs années pour qu’une demande de financement de ce type se présente. La viabilité des projets est étudiée par des experts bénévoles, ils sont un millier, qui peuvent engager des montants allant jusqu’à 400 000 francs, indique Willy Geh­riger. Quelques projets avoisinent le million. «L’espace économique en montagne est plus dur à cause de la topographie, de l’accès au marché et de la rareté du personnel qualifié. Les marges y sont donc plus basses», résume Ivo Torelli. Le mot clé est donc la «diversification». C’est le cas pour cette famille grisonne , soutenue par l’ASM, qui élève des génisses, fait de la floriculture, produit des sapins de Noël et exploite une buvette sur les pistes.

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