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Image d'illustration. Au marché sur la plaine de Plainpalais, août 2018.
© Keystone / MARTIAL TREZZINI

Agriculture 

L'alimentation de proximité: «Un secteur innovant, dynamique et très diversifié»

Le 23 septembre, les citoyens votent sur deux initiatives qui mettent en avant la nourriture produite près de chez soi. Dans le bassin lémanique, un projet a recensé les différents acteurs qui s’engagent en faveur du «manger local». L'analyse d'une responsable de projets

Valorisation des produits de saison et de proximité, réduction des trajets entre le produit et les consommateurs: des tendances à l’œuvre, même encore modestement, dans le marché agricole. Nous les évoquons dans un diptyque dont voici le second épisode.

Le premier chapitre: L’agriculture de proximité foisonne en Suisse romande

Voir aussi notre page consacrée à l'économie inclusive.

Magali Estève est responsable de projets au sein d’Agridea, l’association pour le développement de l’agriculture et de l’espace rural. Elle coordonne un projet sur la consommation alimentaire locale dans la métropole lémanique, cofinancé par le Secrétariat d'Etat à l'économie dans le cadre de la Nouvelle politique régionale.

Le Temps: Qu’est-ce que «manger local»?

Magali Estève: Il n’existe pas de définition unique de ce qu’est l’alimentation locale. Une étude réalisée par un de nos partenaires, la start-up lausannoise Beelong, spécialisée dans l’évaluation de l’impact environnemental de la nourriture, montre que la plupart des acteurs de la métropole lémanique se réfèrent à l’échelle cantonale, quand d’autres mentionnent plus largement la Suisse, ou alors à un rayon de 50 km autour du lieu de production.

Qui sont les acteurs lémaniques de l’alimentation de proximité?
Nous avons recensé quelque 150 initiatives différentes. Une bonne part suit les principes de l’agriculture contractuelle de proximité: des consommateurs s’approvisionnent auprès de producteurs via un système d’abonnement. Viennent ensuite les plateformes de vente en ligne comme VitaVerDura et les réseaux de distribution comme La ruche qui dit oui. On peut encore mentionner des grossistes, des entreprises de transformation mettant en avant l’origine locale des matières premières, des sociétés de services comme Beelong, des applications pour smartphone… Il existe enfin des marques de produits régionaux certifiés comme GRTA (Genève Région - Terre Avenir) et les grands distributeurs possèdent leur propre label, comme Ma région à la Coop et De la région à la Migros.

Qu’est-ce qui caractérise ce domaine d’activité?
C’est un secteur innovant, dynamique et très diversifié. Cependant, les porteurs de projet ont des connaissances du milieu agricole variables, ce qui peut compromettre leur succès. Le peu d’échanges entre entrepreneurs, agriculteurs et grande distribution représente une autre difficulté. Les initiatives ont plus de chances de réussir si elles combinent plusieurs atouts: une bonne fenêtre d’opportunité, des produits de qualité qui conservent des prix abordables, l’usage des nouvelles technologies et l’accès à un financement panaché.

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