La crise des années 30 n'a pas seulement généré les hommes de la trempe de Georges Aegler. C'est aussi à cette époque que la pratique du cautionnement de crédit voit le jour en Suisse. Créée pour revitaliser certaines branches de l'économie, comme l'hôtellerie, déjà sinistrées par la crise de l'entre-deux-guerres, cette formule fonctionne encore aujourd'hui, dans une version revue et corrigée. Les petites et moyennes entreprises en mal de garanties peuvent ainsi se voir accorder par les banques des prêts allant jusqu'à 500 000 francs. En 1998, 140 millions de francs ont ainsi été prêtés à des PME, PMI ou des coopératives, moyennant garantie des cantons. Le projet «Cautionnement 2000 plus», concocté conjointement par la Centrale suisse de cautionnement (CSC), les coopératives de cautionnement et les banques cantonales et régionales, vise à une politique unifiée en Suisse des neuf offices cantonaux de cautionnement (Genève dispose de plusieurs organismes comparables, notamment la Fondetec).