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Fondée en Floride il y a seize ans, le spécialiste du test clinique contre le cancer Neogenomics s'implante en Suisse romande.
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Investissement

L’américain NeoGenomics installe son siège européen à Rolle

Le spécialiste des tests oncologiques basé en Floride a choisi le canton de Vaud pour implanter son premier quartier général hors des Etats-Unis. La société cotée à la bourse Nasdaq prévoit à terme d’employer jusqu’à 50 personnes en Suisse romande

On croyait les sociétés américaines frileuses à l’idée de s’établir hors des Etats-Unis, à la suite de l’élection de Donald Trump. Par l’intermédiaire du GGBa, l’organe de promotion économique de Suisse occidentale, NeoGenomics a choisi de braver les incertitudes fiscales découlant de cette nouvelle présidence outre-Atlantique. La société a ouvert fin mai sa première antenne étrangère dans le canton de Vaud, a appris Le Temps. Plus exactement à Rolle, où la multinationale cotée au Nasdaq a prévu d’embaucher 14 personnes à compter de fin juin.

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Pour s’ouvrir au marché européen, il nous fallait nous rapprocher physiquement des grands groupes pharmaceutiques actifs sur place

«Nous avons signé mercredi notre bail au A-One Business Center, où nous allons emménager après avoir investi 2 millions de francs pour équiper le site et le rendre rapidement fonctionnel. Suivant l’évolution des affaires, nous pensons porter nos effectifs à 50 collaborateurs, essentiellement locaux», indique son directeur financier, George Cardoza.

Tutoyer les grandes pharmas helvétiques

Profils recherchés: des commerciaux et des chercheurs. «Nous ne prévoyons pas de transférer de manière fixe des expatriés américains en Suisse. Si l’on mandate des dirigeants ou des chercheurs depuis notre siège, ce ne sera que temporairement, pour amorcer les opérations», précise-t-il. Fondée en 2001 en Floride, NeoGenomics emploie plus de 1000 salariés dans le monde. Cette société, parmi les leaders du diagnostic et des essais cliniques pour lutter contre le cancer, a dégagé l’an passé quelque 245 millions de francs de chiffre d’affaires.

«Jusqu’ici, 70% de nos tests étaient effectués dans nos laboratoires de Los Angeles. Mais pour s’ouvrir au marché européen, sachant que l’on ne peut pas transporter efficacement des poches de sang d’une rive à l’autre de l’Atlantique, il nous fallait nous rapprocher physiquement des grands groupes pharmaceutiques actifs sur place», relève George Cardoza. NeoGenomics estime le marché mondial du test clinique dans le domaine oncologique à 2-3 milliards de francs. «L’Europe représente environ un quart de ce potentiel», souligne le directeur financier du groupe américain.

Les malades l’emportent sur le risque politique

Pourquoi avoir choisi l’Arc lémanique pour établir un premier siège régional? «Nous avons hésité entre Zurich, Francfort et un point de chute à proximité de Genève Aéroport. L’un des arguments qui nous ont décidés pour Rolle a été les conditions fiscales avantageuses que nous ont offertes les autorités locales», reconnaît George Cardoza. Et ce dernier de nuancer: «Mais le plus important a été de s’assurer que nous aurions accès à un bassin de recrutement qualitativement exceptionnel et un site irréprochable du point de vue logistique.»

Au programme économique de Donald Trump, qui prévoit d’abaisser le taux d’imposition sur les sociétés de 35 à 15%, incitant également les multinationales américaines qui gardent leurs liquidités à l’étranger à les rapatrier, NeoGenomics a préféré opposer un projet sanitaire. «Contrairement à d’autres entreprises qui ont suspendu leurs projets d’investissements en Europe, nous avons choisi une perspective plus large: celui de l’intérêt des patients», conclut George Cardoza.

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