Il était cité parmi ceux pouvant reprendre le poste de Sergio Ermotti à la tête d’UBS. Pourtant, Andrea Orcel quittait la banque suisse dont il dirigeait la banque d’investissement depuis 2012 à l’automne passé. Il s’était vu promettre le poste de directeur général de Santander. Or la banque espagnole a fait machine arrière au début de cette année devant les prétentions salariales du banquier italien de 56 ans.

Lire également: UBS cherche le remplaçant de Sergio Ermotti

Andrea Orcel réclamait 50 millions d’euros de bonus d’entrée, pour compenser des rémunérations auxquelles il devait renoncer en quittant UBS. Santander a finalement jugé ce montant trop élevé et renoncé à cette recrue. Elle l’aurait aussi fait pour d’autres raisons, même si elle ne l’a jamais exprimé clairement.

Compensation de salaire

N’étant pas «du genre à lâcher prise», selon ses propres mots, et estimant que la banque n’a pas respecté son contrat, Andrea Orcel a décidé de poursuivre Santander en justice, lui exigeant de le nommer directeur général ou de lui payer 100 millions d’euros, selon le Financial Times, qui cite deux sources anonymes. Un montant calculé en fonction des rémunérations qu’il ne touche pas du fait qu’il ne travaille donc plus et des frais d’avocats.