La tension monte dans le cadre de l’affaire Thomas K. Cet ancien cadre de SGS laisse entendre que la «corruption est généralisée» au sein de l’institution genevoise fondée en 1878 et recensant près de 90 000 employés. Le quinquagénaire allemand réclame une indemnité de départ, après avoir été licencié, selon lui parce qu’il a dénoncé quatre cas dans lesquels il soupçonne d’éventuelles pratiques corruptives. Au Tribunal des prud’hommes de Genève, auquel il s’est adressé, Thomas K. dit avoir des doutes sur treize cas en tout, sans les étayer. Il estime que le «Code d’intégrité» de SGS, qui doit permettre de lutter contre toute forme d’abus, est souvent une «façade».

Aurait-il brisé une loi du silence? C’est ce que laissent entendre ses avocats, alors que de nombreux messages, notamment d’anciens collègues, lui ont été adressés, visant à le soutenir dans sa démarche, mais aussi pour alerter sur d’autres exemples douteux. Trois d’entre eux ont été transmis au tribunal.