Le niveau de richesse à l’échelle globale a, pour la première fois depuis la crise de 2008, reculé entre le printemps 2014 et l’été dernier. Tel est le constat de la dernière étude annuelle de Credit Suisse, Global Wealth Report, publiée mardi. En cause: le billet vert. La dépréciation de la monnaie américaine face aux autres devises a provoqué un manque à gagner de 12 4000 milliards de dollars, faisant passer le patrimoine moyen par habitant de la planète à 52 400 dollars, soit une chute annuelle de 6,2%.

Autres chiffres clés: la fortune mondiale des ménages s’élève actuellement à quelque 250 000 milliards de dollars. Credit Suisse la jauge à 345 000 milliards dans cinq ans.

Forte concentration d’ultra-privilégiés

Par ailleurs, le 1% des gens les plus riches au monde – 34 personnes au total –, cumule à présent la somme de 120 000 milliards de dollars, soit la moitié de toutes les fortunes des ménages de la planète.

Cela étant, près de 3,4 milliards d’individus sur terre possèdent moins de 10 000 dollars. Un peu plus d’un millier de personnes détiennent moins de 100 000 dollars. Et 349 citoyens du monde disposent d’une fortune maximum d’un million de dollars.

En Inde, les représentants de la classe moyenne possèdent de 14 000 à 137 000 dollars. En Chine et aux États-Unis, la fourchette est de respectivement 29 000 à 293 000 dollars et de 50 000 à 500 000 dollars. Alors qu’en Suisse, les lignes de démarcation se situent entre 73 000 et 729 000 dollars.