Vers 18h30 GMT à la Bourse de New York, Delta Airlines perdait 2,59% à 35,22 dollars, United Continental 2,54% à 45,60 dollars, Southwest 3,08% à 32,73 dollars, American Airlines 3,07% à 34,39 dollars et JetBlue 2,35% à 10,37 dollars.

Mardi, le directeur des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a annoncé que les médecins avaient diagnostiqué pour la première fois aux Etats-Unis la fièvre Ebola sur un patient hospitalisé au Texas (sud). C’est également la première fois que le virus est décelé sur un patient hors du continent africain.

Le malade, un homme dont la nationalité n’a pas été précisée, se trouvait au Liberia, un des pays les plus touchés par l’épidémie, avant de venir au Texas, où il est arrivé par avion le 20 septembre sans aucun symptôme.

Les actions des compagnies aériennes ont chancelé dans la foulée de cette annonce, «les investisseurs anticipant qu’Ebola va affecter leur organisation», ont noté les analystes de Wells Fargo.

Mais la réaction du marché est sans doute plus épidermique que basée sur des éléments rationnels, selon Gregori Volokhine de Meeschaert Financial Services.

«C’est un peu absurde, on reste très loin d’une épidémie qui va vraiment affecter le transport aérien aux Etats-Unis, on n’est pas à un niveau où les Américains vont arrêter de voyager», a-t-il estimé.

Ebola représente surtout, selon lui, une «excuse» pour engranger des profits dans un secteur «qui a le vent en poupe grâce à la baisse des prix du carburant et à des taux d’occupation particulièrement élevés actuellement».

Le titre d’une compagnie comme American Airlines a ainsi progressé de plus de 35% depuis le début de l’année, une entreprise plus petite comme Southwest de près de 75%, rappelle-t-il.