Le marché de l'art contemporain. Nathalie Moureau et Dominique Sagot-Duvauroux. Repères n° 450, La Découverte, 122 p., 18 francs

Comme en a récemment témoigné Art Basel, le marché de l'art contemporain vit une époque euphorique. Un large public se transforme en investisseur, et achète des œuvres. Peintures, installations, photographies... les prix prennent l'ascenseur.

Mais l'amateur d'art n'est pas forcément un financier pointu. Le «Repères» consacré au marché de l'art contemporain apporte un éclairage très utile à ceux qui souhaitent remporter chez eux une belle toile ou un vieux tirage sépia, après la visite d'une exposition ou la participation à une vente aux enchères. Et deux précautions valent mieux qu'une dans ce complexe marché où les valorisations échappent souvent aux calculs économiques classiques. Car l'art, unique, peu liquide, dans les mains d'un seul offreur potentiel, ne se compare à nul autre actif financier. On retiendra, parmi les nombreuses statistiques recensées dans ce petit ouvrage, qu'il vaut mieux acheter une œuvre pour se faire plaisir que pour réaliser un bon placement. Nombre d'études montrent que, sur une longue période, la rentabilité de ces investissements reste faible, voire très faible. Le succès remporté par la vente des Picasso et autres Monnet n'a pas valeur de règle. En termes de rendement, un intéressant tableau (p. 88) indique que les achats d'actions offrent des performances incomparables.