conjoncture

L’Asie résiste au ralentissement chinois

L’Inde et l’Asie du Sud-Est compensent la baisse de régime de la deuxième économie mondiale

L’Asie fait face au ralentissement chinois

En 2014, les deux géants de l’Asie ont crû au même rythme: 7,4% pour la Chine et autant pour l’Inde. Cette année, la République populaire enregistrera une hausse de 7,2% de son PIB, son plus bas niveau en une génération, selon les prévisions de la Banque asiatique de développement (BAD) présentées mardi à Hongkong. En revanche, l’Inde continuera d’accélérer, à 7,8%, portée par les réformes structurelles du gouvernement de Narendra Modi.

Décélération de l’inflation

Combinée à la bonne santé des économies de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), cette dynamique indienne «pourrait compenser le fléchissement» de la Chine. Shang-Jin Wei, l’économiste en chef de la BAD, s’attend à une croissance de 6,3% dans la région, comme l’an dernier. Pour la BAD, les moteurs de la croissance sont ceux des trois «R»: réformes, redressement dans les économies développées et réduction du prix des matières premières, pétrole en tête. Shang-Jin Wei a souligné la décélération de l’inflation. Là encore, la chute du prix de l’énergie fournit une bonne explication, mais pas seulement. «La nouvelle politique monétaire de l’Inde, qui entend désormais viser une cible d’inflation», compte autrement dit «résolument» lutter contre la hausse du coût de la vie.

Tout n’est pourtant pas rose. La crise en Grèce et la prochaine montée des taux d’intérêt aux Etats-Unis pourraient provoquer des fuites de capitaux vers les économies jugées les moins risquées.

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