Il est estimé que quelque 30% des capitaux investis dans les différents centres financiers offshore à travers le monde reviennent à la Suisse, et déjà environ 7% à Singapour et à Hongkong. Avec une dynamique régionale plus forte que jamais, la zone Asie-Pacifique affiche d'excellentes perspectives d'expansion.

Un cinquième (environ 20%) des avoirs privés détenus au niveau mondial par des investisseurs «aisés» disposant d'un patrimoine net de plus de 250000 dollars se trouverait actuellement en Asie. En outre, une étude du Boston Consulting Group a révélé qu'un investisseur sur quatre possédant une fortune de plus d'un million de dollars habitait dans la région. Les activités de gestion de fortune ont progressé en moyenne de 10% par an entre 1998 et 2003. Selon l'étude, cette croissance devrait se maintenir à un niveau élevé, avec un taux de 9,6% par an, de sorte que l'ensemble des actifs gérés en 2006 devraient représenter 175 milliards de dollars, dont environ 120 milliards rien qu'à Singapour. Plus de 25 établissements de gestion de fortune sont présents à Singapour, dont les dix premières banques du monde. Et la ville-Etat ne cesse de gagner en attrait, gérant de plus en plus de capitaux thaïlandais, indonésiens, malais, indiens et, dans une moindre mesure, australiens.

Plus que la demande, c'est l'offre qui constitue le moteur du marché asiatique car les clients sont en quête des produits offrant la performance escomptée parallèlement à un contrôle du risque en conséquence. A cela s'ajoute le fait que la nouvelle génération d'investisseurs comprend parfaitement les activités bancaires et recherche de ce fait des produits plus complexes. Cette clientèle prend des initiatives et exige non seulement des canaux de communication différents (banque par Internet et par téléphone), mais aussi un contact direct avec les conseillers. Et bien que le comportement de placement de la clientèle asiatique ne se différencie plus vraiment de celui des autres investisseurs, ses attentes en matière de prestations de conseil restent bien plus élevées. Aux yeux des experts locaux, il s'agit là de la principale différence entre le Private Banking asiatique et celui de l'Europe et des Etats-Unis. Mais le suivi de clientèle intensif se traduit par une relation de très grande qualité entre la banque et ses clients qui justifie amplement les efforts déployés.

Les transformations de la société offrent de nouvelles possibilités aux banques: les structures familiales traditionnelles se désagrègent et l'espérance de vie augmente rapidement, tandis que les taux de natalité chutent de manière parfois vertigineuse. Dans ce contexte, les gouvernements d'Asie sont de plus en plus nombreux à mettre sur pied leurs propres systèmes de retraite. Le fait est que la plupart des pays asiatiques présentent des besoins élevés en produits de placement et de gestion de fortune performants. Une analyse récente d'Allianz Global Investors pronostique pour l'Asie une croissance des fonds de pension de plus de 250% d'ici à 2015.

A long terme, ce sont les vastes populations chinoise et indienne qui représentent le plus grand potentiel pour les gestionnaires d'actifs. Tous les regards se tournent d'ailleurs vers l'actuelle ouverture économique de l'Empire du Milieu.

Des opportunités évidentes sont à saisir en matière de prévoyance vieillesse. Ainsi, les premières incitations étatiques à la constitution de patrimoines privés sont récemment apparues dans l'Empire du Milieu. Face au vieillissement rapide de la société chinoise (résultant de la politique gouvernementale de l'enfant unique) et aux besoins qu'il engendre en termes de retraites, les fonds existants sont bien modestes. Actuellement par exemple, moins de 20% de la population participent à un système de retraite alimenté par les parts des employeurs et des salariés. Selon l'étude d'Allianz Global Investors, la proportion des plus de 65 ans atteindra près de 40% en 2050, contre 12% aujourd'hui.

D'un autre côté, la Chine est actuellement «championne du monde» de l'épargne, avec un taux d'épargne global considérable par rapport aux pays occidentaux (48% en Chine contre tout juste 20% en Allemagne). Et les quelque 800 milliards d'euros que cela représente sont placés en Chine sur des comptes peu rémunérateurs, ce qui rend le gâteau d'autant plus alléchant.

Malgré ces conditions cadres démographiques intéressantes, des défis importants et différents d'un pays à l'autre attendent les gestionnaires d'actifs. Les produits qu'ils proposeront devront donc être de qualité supérieure et adaptés aux besoins individuels.

L'attrait des investissements en fonds à moyen/long terme doit faire l'objet d'une communication accrue, notamment pour établir les fonds de placement comme instruments de prédilection pour la prévoyance vieillesse. Il en va de même pour le principe, encore pratiquement inconnu en Chine, de l'épargne mensuelle des parts de fonds.

Il est extrêmement intéressant d'investir dans l'économie chinoise. La plupart des prestataires de fonds prévoient une intensification des afflux de capitaux vers les pays émergents d'Asie, Chine incluse. L'Etat étant présent dans les plus grandes entreprises et nombre d'entre elles se dirigeant vers une entrée en Bourse, la sélection en actions sera constamment alimentée par de nouveaux titres ces prochaines années. Par ailleurs, les moyens de participer à l'essor économique chinois se multiplient.

Le boom asiatique est une bénédiction pour la place financière suisse car les filiales présentes sur place bénéficient directement de la croissance élevée et du potentiel immense de ces marchés.

Avec ses trente années d'expérience sur les marchés asiatiques, Coutts Bank von Ernst fait ici figure de chef de file. Ainsi, la banque possède à Hongkong une représentation depuis 1977, et une filiale depuis 1994. A Singapour, sa représentation a été établie en 1989 et sa filiale en 1995. Aujourd'hui, environ 290 de ses collaborateurs travaillent en Asie, dont 85 dans le Private Banking. Ses perspectives de croissance sont toujours aussi élevées.