Aux abonnés absents, malgré qu'il avait récemment annoncé le contraire. L'activiste autrichien qui détient 25% d'Ascom via sa société Victory, ne s'est pas déplacé pour l'assemblée générale du groupe bernois. Seuls 283 actionnaires y ont assisté, soit à peine 10% des voix. Celles de Ronny Pecik n'étaient pas représentées. Du coup, tous les points à l'ordre du jour ont été acceptés à une écrasante majorité, y compris la réélection de Juhani Anttila, président du conseil d'administration, pour une durée d'un an. Ce dernier n'a pas voulu détaillé les raisons de l'absence de Ronny Pecik. «Il m'a averti qu'il ne viendrait pas. Nos relations sont bonnes, nous avons eu plusieurs contacts par SMS et d'autres médias électroniques», indique le président.

Concernant le futur d'Ascom, plusieurs questions restent ouvertes. «Une ou plusieurs acquisitions sont prévues d'ici une année, raison pour laquelle le conseil d'administration a réussi à convaincre les actionnaires de renoncer au versement d'un dividende. Notre but est d'augmenter la valeur d'Ascom», affirme le président du groupe technologique. Quant à la nomination d'un nouveau CEO, suite au licenciement de Rudolf Hadorn et à son remplacement provisoire par Fritz Mumenthaler, elle devrait intervenir avant fin juin,dit Juhani Anttila.

Pour mémoire, Rudolf Hadorn avait été licencié abruptement il y a deux mois par Juhani Anttila. Ce dernier lui reprochait de fomenter un coup d'Etat au sein du conseil d'administration, après avoir entretenu des contacts avec Ronny Pecik. De son côté, l'activiste autrichien s'en était pris violemment au président d'Ascom, lors de son unique conférence de presse à Zurich le 20 février. Il exigeait même le retour de Rudolf Hadorn aux commandes d'Ascom. Mais, lors de la présentation des résultats annuels du groupe actif dans les systèmes de sécurité, Juhani Antilla avait surpris son monde. «Le conseil a proposé ma réélection, et Monsieur Pecik m'a exprimé son soutien», soulignait alors le président d'Ascom. Jusqu'à quand?