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Alimentation

L’assemblée générale de Nestlé plébiscite Patrick Aebischer

Le président de l’EPFL voit son élection «comme un privilège». Les 2446 actionnaires présents à Lausanne ont suivi les recommandations de vote à la lettre

L’assemblée générale de Nestlé plébiscite Patrick Aebischer

Alimentation Le président de l’EPFL se dit privilégié d’avoir été élu au conseil d’administration de la multinationale

Les 2446 actionnaires présents à Lausanne ont suivi les recommandations

Il a eu droit aux premiers mots de Peter Brabeck-Letmathe. Après les salutations d’usage, le président du conseil d’administration de Nestlé a ouvert la 148e assemblée générale de la multinationale en regrettant que Patrick Aebischer, président de l’EPFL, et Daniel Borel, ancien directeur de Logitech, alors présents, «vont devoir nous quitter pour se rendre sur le campus de l’EPFL à l’occasion de la visite de François Hollande».

Un souffle de désapprobation épicé de francophobie a traversé la salle. «Eh oui, ils ne se sont pas arrangés avec nous pour la date», a regretté Peter Brabeck, faisant rigoler et applaudir une bonne partie des 2446 actionnaires (52,7% du capital) présents jeudi à Lausanne.

Malgré son absence, Patrick Aebischer a été élu sans surprise avec 98,7% des voix. Certains, comme l’association Actares, avaient appelé à voter contre sa nomination en raison de la représentation féminine jugée insuffisante au sein de l’organe de surveillance. Contacté alors qu’il concluait les festivités liées à la venue du président français, Patrick Aebischer ne se savait pas encore élu. «Mais je suis ravi de l’apprendre, je vois cela comme un privilège. La nutrition en arrive à un moment extrêmement intéressant avec son évolution vers la prévention des maladies», relevait-il. C’est Peter Brabeck – «que je connais de longue date» – qui est venu le chercher il y a quelque temps pour rejoindre le groupe. Outre Patrick Aebischer, deux nouveaux membres – la Kényane Ruth Khasaya Oniang’o et le Suisse Renato Fassbind – ont rejoint le conseil d’administration de la multinationale.

Dans son discours, Peter Brabeck a en outre souhaité rassurer les actionnaires sur les trois thématiques qui, disait-il, les inquiétaient le plus: la récente instabilité juridique de la gouvernance des entreprises en Suisse (initiative Minder), la diminution de la compétitivité des entreprises suisses (notamment à cause du franc fort) et la compétitivité de Nestlé face notamment au changement «dramatique» du comportement des consommateurs.

Après plus de trois heures de discussions et douze interventions d’actionnaires, l’assemblée a finalement dû approuver la rémunération de la direction et du conseil d’administration – oui à respectivement 91,03% et 92,53%. De l’ensemble des objets soumis au vote (élection des membres du conseil, décharge, réduction du capital…), un seul a récolté moins de 90% des voix: celui, consultatif, sur le rapport de rémunération 2014. Il a passé la rampe avec un score de 85,56%.

«La nutrition en arrive à un moment très intéressant en évoluant vers la prévention des maladies»

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